"Les sanglots de tous ces crayons abandonnés 

Comme des aiguilles, errant sans ouvrage

Qui cherchent le fil d'un croquis à dessiner

Nous hanteront longtemps après le carnage.

 

En ces temps d'attentats, que tous les mots se lèvent

Barricades d'encre contre cette folie

Face aux bombes et à la haine, pas de trève

Armez vos crayons pour des racismes abolis.

 

Tricotez les mailles de votre liberté,

Doublez les mots, un à l'endroit, l'autre à l'envers

Puis le rêve apparait dans sa réalité

Le temps est venu, bientôt la fin de l'hiver."

 

Ce poème qui nous rappelle le massacre des "Charlie HEBDO" a été primé au concours de poésie du Printemps des poètes de Saint-Vite (47)